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Labyrinthe de la cathédrale de Reims
Avant d'être détruit par les chanoines au XVIIIe siècle, le
labyrinthe de Reims mesurait 10, 36 mètres de large. De base carrée,
il occupait les 3ème et 4ème travées de la cathédrale en partant de
la façade occidentale.
Selon Dominique Naert, "le labyrinthe de Reims répond à la
résolution de la quadrature du cercle : la solution qui consistait à
résoudre le problème des bâtisseurs, qui ne savaient comment calculer
la surface d'un cercle, était déjà énoncée 1800 ans avant
Jésus-Christ, dans la papyrus de Rhind trouvé à Luxor. En effet, si
à partir du VIe siècle en Inde, les savants avaient trouvé la
solution de Pi (3,1416), il faudra attendre le XVIIe siècle pour qu'en
France les mathématiciens résolvent définitivement le problème. Pour
les bâtisseurs du Moyen-Age, la solution consistait à réaliser,
géométriquement, un cercle de la même dimension qu'un carré dont on
savait calculer la surface : de trouver ainsi la construction
géométrique qui permettrait de réaliser un carré de la même surface
que le cercle correspondant."
Les proportions du labyrinthe suivent les procédés mathématiques
définis par Léonard de Pise (dit Fibonacci) dans son "Liber Abaci"
en 1202. La suite de Fibonacci consiste à additionner les deux termes
précédents (1, 2, 3, 5, 8, 13, 21, 34, 55 ...) et le rapport entre
chaque terme (2/1 , 3/2, 5/3 ...) correspond au nombre d'or :
1,618.
La proportion 2/1 est celle de la pyramide de Khéops, des temples
égyptiens et grecs mais aussi celle du temple de Salomon. Jean
Chevalier et Alain Gheerbrant soulignent que dans "la tradition
kabbalistique, reprise par les alchimistes, le labyrinthe remplirait une
fonction magique, qui serait un des secrets attribués à salomon. C'est
pourquoi le labyrinthe des cathédrales serait appelé labyrinthe de
Salomon. Aux yeux des alchimistes, il serait une image du travail entier
de l'oeuvre, avec ses difficultés majeures : celle de la voie qu'il
convient de suivre, pour atteindre le centre, où se livre le combat des
deux natures ; celle du chemin que l'artiste doit tenir pour en
sortir."
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